Je n'ai jamais fait ça.
Un blog, je veux dire. Je n'en ai jamais eu. Je n'ai jamais écrit quelque part où les mots restent visibles, accrochés à une page qu'on peut retrouver un mardi soir en cherchant autre chose.
Mes livres, c'est différent. Un livre, tu le prends, tu le poses, tu y reviens ou pas. Il a un début et une fin. Il tient dans tes mains. Il y a quelque chose de rassurant là-dedans — un cadre, une promesse tenue entre la première et la dernière page.
Mais un blog, c'est un espace ouvert. Un endroit où je ne sais pas encore exactement ce que je vais dire.
Et c'est peut-être pour ça que j'en avais besoin.
Pourquoi maintenant
Depuis la sortie de mes livres, je reçois des messages. Pas beaucoup — je ne suis pas une autrice connue, et je ne cherche pas à l'être. Mais ceux que je reçois me touchent. Des femmes qui me disent je me suis reconnue. Des femmes qui me disent j'ai pleuré à la page 47. Des femmes qui me disent merci d'avoir mis des mots sur ce que je n'arrivais pas à expliquer.
Et à chaque fois, j'ai envie de leur répondre plus que ce qu'un message permet. J'ai envie de continuer la conversation. De tirer le fil un peu plus loin.
C'est ça, ce blog. Un endroit pour tirer le fil.
Ce que tu trouveras ici
Des textes sur ce qui se passe entre les gens. Sur ces espaces flous dans les relations — les non-dits, les presque, les « je ne sais pas où on en est ». Sur cette fatigue particulière d'aimer quelqu'un qui n'est jamais tout à fait là. Sur la lucidité qui vient parfois trop tard, et parfois juste à temps.
Je ne suis pas psychologue. Je ne suis pas coach. Je suis une femme qui écrit parce que c'est la seule chose qui m'a aidée à comprendre ce que je vivais. Et si ces mots peuvent faire la même chose pour toi, alors ils auront trouvé leur place.
Je n'écrirai pas pour donner des conseils. Je n'écrirai pas pour te dire quoi faire de ta vie amoureuse. J'écrirai ce que j'observe, ce que j'ai traversé, ce que j'ai entendu — et tu en feras ce que tu voudras.
Un endroit sans jugement
S'il y a une chose que je veux pour cet espace, c'est qu'il soit doux. Pas mou — doux. Un endroit où on peut lire quelque chose de vrai sans se sentir attaquée. Un endroit où la lucidité ne ressemble pas à une gifle, mais à une main tendue.
J'espère que tu reviendras de temps en temps.
Et si un texte te parle, tu peux simplement le garder pour toi. Tu n'as pas besoin de liker, de commenter, de partager. Tu as juste besoin de te reconnaître. Le reste, c'est du bruit.
À très vite.
Claire